Eté 1984, me voilà teenager, je découvre la FM et, quelle belle invention… le walkman!!! sur celui que me prête un copain de vacances pour quelques jours, je passe et repasse en boucle le synthé répétitif de mon premier tube en anglais… « vous êtes des enfants heureux »… c’est de l’italo-disco!

Eté 1985, je m’ennuie en famille chez mes grand-parents, je règle la télé de la caravane pour recevoir les premières émissions de Canal+ sur le Centre Bretagne, et là, quelle belle ouverture sur le monde… voilà le TOP 50! les premiers clips que j’y vois, c’est encore de l’eurodisco… italodisco Comanchero, Tarzan Boy et surtout Modern Talking, summum de l’eurodisco allemande, que je préférais alors aux norvégiens A-Ha, pourtant plus créatifs… mais bon, c’était il y a très, très longtemps…

C’est 10 ans plus tard, parachutée dans un environnement beaucoup plus international que celui où j’avais grandi, que j’ai réalisé tout ce que l’euro-pop avait créé de commun pour toute une génération de jeunes européens. Italiens, espagnols, suisses, finlandais, allemands, français, nous avions dansé sur les mêmes tubes. A ma grande surprise, en cherchant des compilations des années 80 lors d’un séjour en Californie, j’ai découvert que ces tubes n’étaient pas sortis de l’Europe.

En fait, les plus populaires avaient franchi le mur de Berlin jusqu’en Roumanie et URSS plus facilement que l’Atlantique! il n’y avait pas internet à l’époque, mais les ondes hertziennes arrosaient une large partie de la RDA des chaînes télé d’Allemagne de l’Ouest… l’excellent film « Good-Bye Lenin » sur la chute du Mur reconstitue d’ailleurs implicitement cet aspect, avec son héros Alex qui quitte son emploi de réparateur officiel de télévisions en RDA pour celui d’installateur d’antennes satellites vendant les mérites des chaînes privées à la réunification…

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