C’était la première fois que l’OCDE organisait un congrès mondial en Inde la semaine dernière, et c’était ma première expérience de l’Inde aussi. Avant de zoomer plus précisément sur les sujets qui y ont été abordés, voici quelques-unes de mes découvertes…

Danse classique indienne

Danses, chants, spectacles: plein d’une énergie que je n’avais pas ressentie depuis longtemps, à part dans les spectacles d’enfants, mais là en plus avec le professionnalisme en plus: whaoh!

Tombeau de Humayun – Précurseur du Taj Mahal à New Delhi – vue de l’entrée

Tombeau de Humayun – parois intérieures

Tombeau de Humayun – une des salles

Architecture: je n’ai guère eu le temps de visiter, mais la symétrie de ce que j’ai vu a directement parlé à mon cerveau mathématique… il faudra que je retourne en Inde pour voir le Taj Mahal…

Zen: pas une notion indienne a priori, mais il vaut mieux en prendre une bonne dose avec soi, les notions de temps, organisation et tarifs ayant une fâcheuse tendance à être totalement approximatifs. Cela-dit, ils restent logiques – « if you want me to pay you, you need to take me where I want, not where you want! » a fini par convaincre mon chauffeur de taxi de m’amener au bon endroit après une tentative de me faire confondre le Dilli Haat avec le bazar de ses cousins…

Tombe de Humayun – New Delhi

Gandhi: sa biographie m’avait beaucoup inspirée il y a 20 ans, il m’est retombé dessus à l’aéroport où j’ai dépensé mes dernières roupies pour un bouquin sortant du lot sur les étagères présentant la 3ème révolution industrielle sous la perspective de son « message du rouet ». Comme j’avais déjà justement « La 3ème révolution industrielle » de Jeremy Rifkin dans mes bagages pour une perspective EU-US, j’ai rajouté le pavé indien à mon kg de nourriture intellectuelle pour le retour… à suivre!

Portrait de Gandhi en vitrine

Bollywood: je connais une fan qui a même appris l’hindi pour mieux comprendre les films des chaînes satellite en VO, mais je n’avais jamais compris pourquoi. En fait, je ne sais toujours pas pourquoi, mais ce que j’ai vu de Bollywood à la télé, en spectacle live et au retour dans l’avion où j’ai passé 2 heures de franche gaieté à regarder « Tere naal love ho gaya » m’a contaminée à mon tour. Antidote anti-blues, assurément.

Snacks en plein air – Dilli Haat

Gastronomie: vu ma tendance à faire la tourista même en débarquant aux USA, j’ai suivi un régime ultra strict de nourriture ultra cuite indienne en version végétarienne, en évitant les produits laitiers à part quelques morceaux de « cottage cheese » cuits dans certains de leurs plats en sauce. Résultat je n’ai jamais aussi bien digéré depuis longtemps, et j’aurais bien continué quelques jours de plus… il faut dire que j’adore les épices. Par contre, je n’ai pas pris de photos, car tout est toujours noyé dans une sauce colorée par le curry avec des morceaux plus ou moins identifiables: pas vraiment de plaisir des yeux donc.

Marché organisé – Dilli Haat

Développement: New Delhi, et a fortiori l’enclave diplomatique et les quartiers des grands hôtels où la conférence était organisée, est une vitrine de l’Inde moderne, qui a tellement changé en 20 ans d’après tous ceux qui ont pu comparer. Autoroutes, voitures modernes, publicités et logos en anglais et en hindi… et peut-être pour résumer tout cela avant les clichés de « ils vont tuer la planète à leur tour », la définition du progrès que j’ai demandé à ma copine indienne, tout juste trentenaire, bardée de diplômes et aussi représentante de la société civile à la conférence: « le progrès pour moi, c’est le confort… le confort à définir selon ses critères personnels… ».

Le rouet, symbôle cher à Gandhi

Conférence OCDE: étonnante convergence d’acteurs du monde entier sur la recherche de mesures de progrès alternatives au PIB, toutes orientées sur la mesure du bien-être, et même une certaine convergence sur cette dernière notion, avec les initiatives en cours dans des pays aussi variés que le Canada, le Costa Rica, l’Angleterre ou la Malaisie. Encore quelques querelles plus ou moins académiques sur les définitions et la validité des données qui servent de base aux mesures statistiques, mais une mention particulière aux tendances « big data » (données collectées via les réseaux sociaux entre autres et pas seulement par les organismes de statistiques officiels) et « open data » (banques de données ouvertes au grand public, une tendance de fond qui va encore se développer ces prochaines années). J’y reviendrai certainement… Plus confus pour moi les actions concrètes qui vont en découler, notamment au niveau politique, sans parler des autres grands acteurs de nos orientations économiques, à savoir le monde des entreprises, terriblement absent à cette conférence; par contre, je vois maintenant beaucoup mieux le rôle des think tanks qui avancent sur ces sujets ici ou là – j’y reviendrai également, car nous sommes quelques-uns à avoir pris l’initiative de discuter ensemble avec l’objectif de faire contribuer beaucoup plus concrètement la société civile d’ici à la prochaine conférence en 2015!

Statue à l’aéroport de New Delhi

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